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Coopriétaires en BD dans Agir à Lyon

23 mai 2025 par
Coopriétaires en BD dans Agir à Lyon
Mathilde GARRUCHET

Il y a quelques semaines l'illustratrice Léna Canaud rencontrait Baptiste Mylondo pour parler de Coopriétaires dans le numéro de ce mois du magazine Agir à Lyon, porté par Anciela

Un grand merci Léna pour cette bande dessinée et ton talent, qui permet une découverte du projet sous ce beau format !

Ceci est le visuel de la BD. Vous pourrez lire la transcription textuelle ci-après !!

Coopriétaires : un logement pour chacun·e, une coopérative pour les réunir toustes !

Ci-dessous, la transcription textuelle de la bande dessinée :

Je suis Baptiste, l'un des membres fondateurs de Coopriétaires, une coopérative d'habitants et d'habitantes.
En 2016, je commence à m'intéresser aux biens communs sous le prisme du logement.
Il existe de nombreux projets d'habitats participatifs qui sont top, mais trop peu nombreux et en marge du marché. 
Plutôt que de construire du neuf, je me demande comment racheter des logements existants pour les sortir de la logique spéculative.
On se rassemble avec une petite dizaine d'urbanistes, d'acteurs de l'économie sociale et solidaire, de militants et militantes pour réfléchir ensemble à ces questions. 
On créé l'asso "La Clé", pour "Coopérative de Logements Épars" en 2021.
Puis on devient Coopriétaires en 2023.
On défend un vrai droit d'habiter. 
Tout le monde doit avoir accès à un logement décent à un prix abordable, dans la ville désirée.
L'idée, c'est de créer une coopérative qui gère un pot commun de logements.
Les futur·es Coopriétaires choisissent leur logement...
Ça peut même être un logement qu'ils ou elles habitent déjà, en tant que propriétaire ou locataire.
La coop l'achète... et le·a ou les Coopriétaire(s) paye(nt) un loyer et épargne(nt) sous forme de parts sociales.
En ce moment, on finalise notre modèle juridique. On cherche à créer un juste milieu entre les statuts de locataires et de propriétaires. Ça a plein d'avantages !
  1. Le loyer est plus faible et une partie est épargnée.
  2. Les coopriétaires ont plus de pouvoir et s'impliquent dans la vue démocratique de la coop.
  3. Les emprunts ne reposent plus sur les individus.
Contrairement aux autres coopératives d'habitantes et habitants, on n'a pas de lieu commun.
Mais comme on s'appuie sur les logements existants, le processus est beaucoup plus rapide.
Un premier collectif de futures habitant·es se réunit depuis peu pour définir, en pratique, la vie de la coop.
L'idée, c'est aussi de relier les gens et que chacun et chacune puisse s'impliquer.
L'avenir idéal, ça serait qu'il y ait une coopérative par quartier.
Pour acheter une dernière fois la ville, puis le monde !